La bonne distance…

 

Pendant le camp, Émilie, caravelle, propose à Yvan, son chef, de lui faire un massage. Au cours d’un week-end, les chefs se font remarquer nuitamment autour de la tente des filles à écouter les derniers potins. Quant à Martin bien que chef, il invite pionniers et caravelles à sa fête d’anniversaire… « Ben quoi ? Après tout ils sont amis ! » 
Quel chef, quelle cheftaine n’a jamais été confronté à la question de son positionnement envers les jeunes dans sa mission ? Les situations sont nombreuses où la limite de l’intimité est facilement franchissable. A 14-17 ans, en s’éloignant de leurs parents, les jeunes se tournent vers d’autres adultes auxquels ils peuvent s’identifier plus facilement. Pour les pionniers et les caravelles, il s’agit souvent du chef ou de la cheftaine. Philippe Jeammet, psychiatre, considère que ces rencontres ont un rôle structurant. Elles créent des mouvements identificatoires. Or, à cet âge, une éventuelle dimension de séduction peut mettre en péril la relation éducative. Des gestes qui n’ont l’intention que d’être amicaux comme une main posée sur l’épaule, l’invitation à une soirée, un dialogue sur sa vie privée par l’intermédiaire de Facebook ou de MSN, peuvent donner lieu à une interprétation erronée de la part du jeune. Il est donc important de bien placer le curseur et d’établir des limites dans la relation entre le jeune et le chef. Même si très peu d’années séparent les membres de la maîtrise des jeunes, la distance générationnelle doit être respectée. C’est pour cela que le mouvement demande aux chefs pionniers caravelles d’avoir plus de vingt-et-un ans. La relation éducative demande à l’adulte de ne jamais jouer du pouvoir de fascination qu’il peut très facilement exercer sur les jeunes qui lui sont confiés. L’honnêteté du chef ou de la cheftaine, c’est de toujours veiller à laisser le garçon ou la fille libre de ses choix, particulièrement dans le domaine affectif.

Pendant le camp, Émilie, caravelle, propose à Yvan, son chef, de lui faire un massage. Au cours d’un week-end, les chefs se font remarquer nuitamment autour de la tente des filles à écouter les derniers potins. Quant à Martin bien que chef, il invite pionniers et caravelles à sa fête d’anniversaire… « Ben quoi ? Après tout ils sont amis ! » 

Quel chef, quelle cheftaine n’a jamais été confronté à la question de son positionnement envers les jeunes dans sa mission ? Les situations sont nombreuses où la limite de l’intimité est facilement franchissable. A 14-17 ans, en s’éloignant de leurs parents, les jeunes se tournent vers d’autres adultes auxquels ils peuvent s’identifier plus facilement. Pour les pionniers et les caravelles, il s’agit souvent du chef ou de la cheftaine. Philippe Jeammet, psychiatre, considère que ces rencontres ont un rôle structurant. Elles créent des mouvements identificatoires. Or, à cet âge, une éventuelle dimension de séduction peut mettre en péril la relation éducative. Des gestes qui n’ont l’intention que d’être amicaux comme une main posée sur l’épaule, l’invitation à une soirée, un dialogue sur sa vie privée par l’intermédiaire de Facebook ou de MSN, peuvent donner lieu à une interprétation erronée de la part du jeune. Il est donc important de bien placer le curseur et d’établir des limites dans la relation entre le jeune et le chef. Même si très peu d’années séparent les membres de la maîtrise des jeunes, la distance générationnelle doit être respectée. C’est pour cela que le mouvement demande aux chefs pionniers caravelles d’avoir plus de vingt-et-un ans. La relation éducative demande à l’adulte de ne jamais jouer du pouvoir de fascination qu’il peut très facilement exercer sur les jeunes qui lui sont confiés. L’honnêteté du chef ou de la cheftaine, c’est de toujours veiller à laisser le garçon ou la fille libre de ses choix, particulièrement dans le domaine affectif.

 

Respecter la liberté et la pudeur de chacun

Une trop grande proximité, une trop grande intrusion dans la vie privée (espionner, écouter les confidences dans leur tente d’équipe après le coucher, faire marcher radio-potins ...) peut aboutir à des dérapages de tous ordres. Les adultes se doivent également d’éviter toute complaisance. Ils ont à rester vigilants à ne pas laisser faire ou encourager des pratiques qui offensent la pudeur de certains, au prétexte qu’elles sont de l’ordre de l’expérience. Il s’agit de trouver à chaque fois la bonne distance et de soulever, en équipe de maîtrise, les questions de positionnement chef/jeune. La relation éducative constitue le socle qui permet de faire grandir les adolescents confiés au mouvement. C’est pourquoi il est essentiel de rester conscient du rôle structurant pour le jeune de cette relation et de trouver la bonne distance avec chaque fille et chaque garçon !

Il est donc important de bien placer le curseur et d’établir des limites dans la relation entre le jeune et le chef.

Facebook, pour ou contre ?

Ce sujet vous l’avez peut-être déjà débattu dans votre maîtrise voire dans la caravane ! Quelle position avoir concernant ces réseaux sociaux qui permettent aux jeunes et aux adultes de raconter en long et en large leur vie privée ? Il n’est pas facile pour un éducateur de se déterminer par rapport à ce nouvel outil, aujourd’hui un des lieux préférés des 14-17 ans. Plus des deux-tiers y ont un profil.

Voici quelques conseils de bon usage pour vous, chefs et cheftaines :

  • N’acceptez pas d’être ami sur Facebook avec un pionnier ou une caravelle ou, si vous l’acceptez, limitez votre profil. Il est en effet difficile de conserver une relation éducative cohérente avec un jeune qui accède à vos photos de soirées, de fêtes… Vous risquez de perdre votre crédibilité et ne plus être audible quand il s’agira de parler des conduites à risques !
  • Parlez du sujet en caravane avec les jeunes. Organiser un petit débat sur « Facebook pour ou contre » permettra à tous de trouver le bon moyen d’utiliser les réseaux sociaux. Il ne s’agit pas de diaboliser les réseaux sociaux mais d’en trouver le bon usage entre vous !
  • Informez les jeunes des dangers encourus quand ils dévoilent leur vie privée et leur intimité via Facebook. A ce titre, une campagne d’information a été lancée « Je publie, je réfléchis ».