S’ouvrir aux autres

Élise, caravelle à Marseille, est enchantée du Cap qu’elle vient de vivre avec sa caravane. Ils ont relevé le défi d’organiser un tournoi sportif (foot et volley) et une course d’orientation avec des jeunes venus de milieux populaires. Aller à la rencontre des autres associations de la ville n’a pas été facile, ni de leur proposer de vivre une telle activité. C’est difficile pour tout le monde de s’ouvrir aux autres… Mais au final que de découvertes et d’échanges vécus ! Autre exemple, cette fois à Lourdes l’été dernier. La caravane de Martin a été invitée à la préparation et à la cérémonie des promesses de guides et de scouts d’Europe qui campaient avec eux au Village des jeunes. Des scouts de l’AGESCI (Association des guides et scouts catholiques italiens) participaient aussi. En une soirée, tous les préjugés qui persistaient de part et d’autres ont disparu… Il s’agissait de vivre simplement la fraternité du scoutisme !

Aller à la rencontre

Il arrive parfois que la caravane se referme sur elle-même. Elle néglige la richesse de la rencontre avec l’autre. Elle oublie que notre association fait partie du tissu associatif local… Dans le quartier, dans notre ville, il y a sans aucun doute des personnes à rencontrer, des associations qui pourraient nous donner des idées de Cap… Ce qui rend le pas difficile à franchir, c’est le sentiment de confort que donne l’entre-soi, la tranquillité du chez-soi. Il est déjà parfois difficile de motiver les caravelles et les pionniers de participer régulièrement aux réunions. Alors aller à une réunion ailleurs… avec d’autres ! Cependant un des critères incontournable d’un véritable Cap est la rencontre. Rencontre du monde professionnel, du monde associatif ; rencontre avec d’autres mouvements de scoutisme, rencontre avec les collectivités locales ! Les exemples sont nombreux de projets réussis par les pionniers et les caravelles parce qu’ils ont osé aller à la rencontre des autres. Ils s’ouvrent à la société plurielle, celle qu’ils vivent déjà au lycée ou dans leur quartier. En cela, ils sont créateurs de liens sociaux, non pas dans le virtuel via les réseaux sociaux internet mais grandeur nature, avec les autres, porteurs de différences !

Ce qui rend le pas difficile à franchir, c’est le sentiment de confort que donne l’entre-soi, la tranquillité du chez-soi.