Cap à l'Ouest !

CitéCap à l'origine du Cap !

CitéCap à l'origine du Cap !

Ce projet de camp nous y pensions depuis longtemps... En juillet 2010, certains membres de la caravane avaient participé à « Cité-Cap » le rassemblement national de pionniers et de caravelles organisé près de Bordeaux. Les scouts marins y avaient célébré le centenaire de leur mouvement. La présence de 1000 scouts marins, toutes origines confondues, leur uniforme, leurs récits, leurs embarcations, du kayak aux dériveurs, nous faisait rêver. Et l’idée d’organiser un camp en relation avec le monde de la mer, voire carrément en bateau est née. Mais nous avons mis notre projet en veilleuse pour pouvoir participer au 22ème Jamboree Scout Mondial en été 2011.

Passer du rêve à la réalité : organiser, rencontrer, préparer...

Dès septembre 2011, le contact a été pris avec différents charters, skippers et organisateurs d’évènements nautiques. Et la proposition d’un capitaine hollandais de ramener sa goélette depuis Brest jusqu’à Amsterdam a retenu notre attention.

Puis nous avons vu la possibilité de doubler notre projet sportif d’une dimension humanitaire.
Et si nous assurions la promotion de l’ONG ShelterBox durant le camp d’été ?

La mission de cette ONG (qui est partenaire officielle des SGDF depuis juillet 2011) est d’intervenir, en cas de tremblements de terre, d’inondations, d’ouragans, de guerres, d’éruptions volcaniques, et bien d’autres situations d’urgence afin de fournir un toit et du matériel aux plus démunis dans les plus brefs délais en acheminant de solides boîtes en plastique, ShelterBox (contenant une tente pour une famille de 10 personnes et du matériel pour survivre pendant au moins 6 mois). La préparation durant l’année : convaincre Gérard Studer, Délégué Général Adjoint de ShelterBox France (et strasbourgeois) a été notre première tâche. Ce dernier a rapidement soutenu notre projet (il est vrai que depuis 2 ans déjà nous sommes partenaires privilégiés de l’ONG ShelterBox).  Il a mis à notre disposition le matériel et nous a ouvert son réseau social notamment international. Et grâce à la bienveillance de la Ville de Strasbourg, nous avons pu nous entrainer en assurant la promotion de ShelterBox lors des Courses de Strasbourg, les 12 et 13 mai 2012.

Il a fallu ensuite trouver le financement. Emballages cadeaux, déménagements, gardiennage de parking,… nous avons su nous mobiliser tout au long de l'année, souhaitant ne pas demander à nos parents de payer plus cher que pour un camp "traditionnel". Le Rotary Club de Strasbourg nous a également octroyé une subvention. Et surtout, il nous a fallu préparer le camp dans ses moindres détails : trouver les hébergements, réserver les billets de train, étudier les réseaux de bus, les horaires, les itinéraires, les tarifs, remplir le dossier de camp sur intranet, rédiger le projet pédagogique, compléter la grille des menus, organiser le planning des activités,… Grâce à la création d'un groupe secret Facebook nous pouvions tout suivre de manière instantanée l’organisation de notre programme et l’avancée de nos projets. Ceci permettait aussi aux plus vieux de coacher les plus jeunes. De la même manière, nous tenions nos chefs informés qui pouvaient réagir si besoin…

Et enfin la caravane prend le départ !

Et enfin la caravane prend le départ !

Cap à l’Ouest : le 12 juillet, enfin, nous sommes partis vers la Bretagne où nous avons présenté le matériel de ShelterBox et le travail des bénévoles de l'ONG d'abord sur le marché de Quimper, puis auprès des vacanciers d'un Village Vacances de France à Châteauneuf-du-Faou. Nous avons expliqué aussi de manière ludique le comportement à avoir en cas de catastrophe comme les incendies, les tremblements de terre, les inondations ou les nuages toxiques. Pour cela, nous avions inventé un grand jeu. Nous nous sommes ensuite rendus à Brest pour admirer les centaines de gréements participant à la grande parade des "Tonnerres de Brest 2012".

Branle-bas de combat, Cap en péril...

Branle-bas de combat, Cap en péril...

19 juillet : notre camp est à deux doigts de finir en catastrophe ! C'est là que notre aventure a failli prendre fin car Denis, notre chef, a dû être hospitalisé en urgence à cause d'un choc allergique après une piqûre d'insecte. Sans chef, (Estelle, notre cheftaine assistante n’avait pas le diplôme de direction de camp), pas de camp ! Les quelques heures qui ont suivi ont été les plus stressantes de notre existence... Nous avons cherché une solution. Les parents nous faisaient confiance, ils nous avaient vu préparer ce camp, ils nous savaient tout à fait capables d’aller au bout et nous encourageaient par téléphone et internet. Tout le monde s’est mobilisé, les responsables scouts du Bas-Rhin, nos RGL et DT mais aussi le DT du Finistère, le RGL de Quimper, celui de Brest, de Landerneau et même de Douarnenez, (ce dernier prévenu de notre présence à la gare routière par une ancienne cheftaine intriguée par nos mines déconfites). Grâce à Olivier, notre responsable de groupe adjoint, qui n'hésita pas à « abandonner » femme et enfants en vacances dans l’Aveyron pour sauver le projet, nous avons pu aller au bout de notre rêve !

Un Cap de rencontres internationales...

Un Cap de rencontres internationales...

20 juillet - 26 juillet : A bord du Pedro Doncker. Le bateau était magnifique ! Il a fait l’objet d’un reportage pendant le JT de TF1 du 20 juillet de 13h. L’équipage est très sympathique… et polyglotte. Il y avait le capitaine Tiede, et le propriétaire et armateur Franck, Néerlandais, et des marins Allemands, Polonais et Italiens. Certains parlaient un peu français, mais nous avons choisi de communiquer en anglais ou en allemand. Excellent exercice, heureusement nous sommes pour la plupart lycéens en section internationale. Le soleil s’était définitivement installé... mais nous avons ressenti encore le ressac des derniers jours : au départ nous avons tous été plus ou moins malades, mais cela n’a pas duré et dès la fin de la première journée, nous étions habitués aux mouvements du bateau. Durant une semaine, répartis en trois groupes alternant les quarts de trois heures, nous avons découvert la vie à bord, appris à lire des cartes, à tracer la route, à hisser les voiles, à briquer le pont, à barrer... Nous avons aussi eu l'occasion d'accoster à Cherbourg, Ostende et Scheveningen pour ravitailler ou faire un petit tour à la plage.

Avec des moments magiques et des souvenirs à remporter chez soi !

Avec des moments magiques et des souvenirs à remporter chez soi !

Notre capitaine avait décidé de naviguer jour et nuit. La navigation de nuit est quelque chose d’exceptionnel ! Nous voyions briller au loin les lumières des côtes anglaises et celles des côtes françaises et les feux des bateaux, particulièrement nombreux dans cette zone. La dernière veillée à bord a été mémorable !

Le capitaine nous a annoncé qu'il nous offrait les frais de ports (prévus dans notre budget), de nettoyage (prévus dans notre budget), et l'essence que nous n’avions pas prévu dans notre budget ne pensant pas que la météo nous obligerait à recourir aussi souvent au moteur. Heureusement, sinon nous étions bons pour emballer des cadeaux pendant longtemps ! Pour remercier l’équipage, nous leur avons offert un foulard de notre groupe qu’ils ont accroché à leur meilleure bouteille de whisky du bar à bord.

Finalement, nous avons débarqué à Ijmuiden, l'avant-port d'Amsterdam. Là encore, comme à Quimper et à Brest, nous avons été hébergés par les scouts locaux et en avons profité pour découvrir la ville. Enfin, le 28 juillet, c'est fourbus mais la tête pleine de souvenirs que nous sommes rentrés, en train, à Strasbourg.

Merci à Olivier, à sa famille, à Kanthey, Dominique, Jean-François, André, Benoit, Isabelle… à tous ceux qui nous ont encouragé, accueillis, soutenu…

Clément, David, Guirec, Gustave, Jacques-Henri, Matthieu, Pascal, Théo, Tristan et Yannick, les pionniers, Denis et Estelle, les chefs.

La présence de 1000 scouts marins à Cité Cap, leur uniforme, leurs récits, leurs embarcations, du kayak aux dériveurs, nous faisait rêver. Et l’idée d’organiser un camp en relation avec le monde de la mer, voire carrément en bateau est née...
Il a fallu ensuite trouver le financement. Emballages cadeaux, déménagements, gardiennage de parking,… nous avons su nous mobiliser tout au long de l'année, souhaitant ne pas demander à nos parents de payer plus cher que pour un camp "traditionnel.
Durant une semaine, répartis en trois groupes alternant les quarts de trois heures, nous avons découvert la vie à bord, appris à lire des cartes, à tracer la route, à hisser les voiles, à briquer le pont, à barrer...
Pour remercier l’équipage, nous leur avons offert un foulard de notre groupe qu’ils ont accroché à leur meilleure bouteille de whisky du bar à bord.
Enfin, le 28 juillet, c'est fourbus mais la tête pleine de souvenirs que nous sommes rentrés, en train, à Strasbourg.

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