Cap SCCPP : Saint Jacques de Compostelle

La préparation en amont

Tout au long de l'année, le projet de marcher jusqu'à Saint Jacques de Compostelle s'est concrétisé. Voulant d'abord marcher une semaine puis faire un service dans la ville, nous avons fini par vouloir marcher cinq jours sur « El Camino Frances » puis faire un camp fixe la semaine suivante. Il fallut donc se motiver et se mobiliser pour trouver les fonds nécessaires à ce grand projet.

Le budget de camp étant élevé, il a fallu s'activer pour trouver les fonds : vente de muguet le 1er mai, vente de gâteaux à la sortie de messes, extra-jobs chez les particuliers et dons sont venus grossir le budget. Ainsi, nous avons pu partir !

 

Quelques jours avant le départ, nous avons rencontré notre aumônier, le père Patrice Eon, pour qu'il nous parle de ce pèlerinage. Pour lui, nous devions partir chaque matin avec une personne en tête pour l'emmener avec nous. De plus, il nous a conseillé de marcher une petite heure seul pour mieux vivre la marche.

Cette idée peut sembler étrange au premier abord, mais c'est finalement naturellement que nous nous sommes parfois exilés du reste du groupe pour marcher seul, réfléchir ou tout simplement être dans le silence.

 

Et nous voilà partis le jeudi 12 juillet au soir en car. Le lendemain, en fin d'après midi, nous sommes enfin arrivés à Sarria, notre point de départ. Après une nuit au camping et un petit débriefing, nous avons entamé le samedi 14 juillet nos cinq jours de marche et donc les 120 km environ qui nous attendaient.

Partant donc de Sarria, Portomarin, Melide, Arzua et Pedrouzo furent nos quatre étapes jusqu'à Saint Jacques de Compostelle.

La marche

Ces jours de marche furent éprouvants à cause du poids du sac (qui était toutefois allégé avec une partie dans la camionnette qui nous suivait), des 25 km quotidiens sous les 30°C, des courbatures des premiers jours et des milliers d’ampoules aux pieds. Le troisième jour a été l’un des plus difficiles pour l'ensemble de la caravane. En effet, marcher 30 km le long de la grande route sous les 35°C dès 10h30 a été particulièrement fatiguant.

 

Malgré ces quelques désagréments, nous retenons surtout les meilleurs moments. Marchant à notre rythme, ce n'est pas forcément avec nos amis que nous passons nos journées. Ce pèlerinage nous a donc permis de devenir plus proches et d'être plus solidaires entre nous. Ce qui a été le plus marquant pour chacun d'entre nous fut, je pense, les magnifiques paysages entre collines vertes et chemins arides, les troupeaux de vaches ou de moutons qui passent à côté de vous… Et les rencontres.

Oui, sur les chemins de Saint Jacques nous rencontrons beaucoup de pèlerins qui marchent depuis Lyon, Bruxelles ou même Jérusalem. Dès que vous passez dans un petit village, une chapelle ou sur les chemins, tout le monde vous souhaite « Buen Camino » (une bonne route). Il nous arrivait parfois de recroiser le lendemain ou dans les auberges les mêmes personnes avec qui nous échangions nos ressentis. En effet, pour beaucoup, les étapes sont les mêmes. Les pèlerins partent vers 7h/ 8h du matin et arrêtent de marcher à partir de 15/ 16h. Sachant que nous partions plus tard, on arrivait aussi plus tard.

 

Sur les chemins, il existe dans toutes les villes étapes des auberges. Mais également des campings. Nos deux premières nuits furent donc passées dans des campings, et les trois suivantes dans des auberges. Dormir dans des lits, avoir des sanitaires en dur et des douches chaudes : ça c'était le luxe pour un camp, mais sûrement nécessaire après autant de marche ! Il nous arrivait de retrouver les mêmes pèlerins d'une auberge à l'autre.

L'arrivée à Saint Jacques et Monte de Gozo

Le meilleur souvenir du camp fut l’arrivée à Saint Jacques. En effet, nous marchions depuis déjà cinq jours, nous accumulions fatigue, ampoules et douleurs diverses, et de voir le panneau «Santiago » au loin nous a tellement fait plaisir. Nous étions allés jusqu’au bout, nous avions réussi !

Après la photo de groupe devant ce panneau, ce n’était pas terminé, il fallait faire encore trois kilomètres dans la banlieue pour atteindre le cœur de la ville. L’ambiance à l’arrivée et la grande place avec sa magnifique Cathédrale fut la meilleure des récompenses après ce pèlerinage très enrichissant. C’est décorés de la Compostela (validation d’un minimum de 100 km parcourus à pied) que nous nous sommes dirigés le mercredi 18 au soir vers le camping de Monte de Gozo où se poursuivit notre camp.

 

Ainsi, jusqu’au jeudi 26 juillet nous avons enchaîné un jour dans St Jacques, des grands jeux, des temps spirituels, des veillées, un temps entre premières et troisièmes années, les incontournables olympiades, le concours cuisine féminin puis masculin, des centaines de matchs de foot …

Dans le même centre, nous avons rencontré une chorale polonaise avec laquelle nous avons pu échanger. Nous avons participé à l'une de leurs soirées: présentation de leur spectacle, mais également découverte de danses traditionnelles polonaises. La soirée fût festive ! Nous avons également rencontré un pèlerin avec son âne qui campait sur le même site que nous.

 

Le 25 juillet étant la fête de Jacques, les 24 et 25 sont jours de fête pour la ville. Ainsi, nous nous y sommes rendus le 24 en fin d’après-midi dans l’idée de faire les promesses des premières années sur la Grande Place. A cause d’un problème avec la Sécurité qui ne nous laissait pas entrer sur la place avec nos sac à dos, nous sommes directement allés dans un petit restaurant à l’entrée de la ville.

Manger de la viande rouge fut le plaisir des garçons, et l'ambiance était au rdv ! Dès 21h, nous avons été sur la Grande Place pour assister à la plus grande festivité de l’année. Après une longue attente : Que le spectacle commence !!! En 2 heures se sont enchaînés : projections de sports de lumière sur la Cathédrale, son et lumière retraçant l'histoire de St Jacques et d'un pèlerin, puis un magnifique feu d’artifice tiré de la Cathédrale elle même : un grand moment qui sera gravé à jamais dans nos mémoires. De superbes images !

Le lendemain nous avons aussi assisté à la messe solennelle avec l’encensoir Botafumeiro, se balançant dans toute la nef. A cette messe était présente de nombreuses personnes du clergé, mais également la famille royale. Elle a donc tardé à démarrer, ces derniers se faisant attendre ! Nous avons finalement célébré les onze promesses sur la place de la Cathédrale. Un très bel endroit pour cet événement.

 

Puis, vint l’heure du rangement. Après une dernière veillée festive puis une nuit à la belle étoile, nous avons pris le car à 11h au départ de Saint Jacques pour un retour à Nantes le vendredi 27 juillet à 7h30.

Ainsi s’est terminé un très beau camp qui nous fera encore rêver des mois après. Un grand merci à nos trois cheftaines nous ayant permis de le vivre mais aussi à ceux qui ne nous ont pas lâché tout au long de l’année.

 

 

Les pios Caras de SCCPP

L'itinéraire complet

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