Des caravanes de Basse-Normandie débarassent la Loire d'une plante invasive

Les Bas-Normands se serrent les coudes

Les Bas-Normands se serrent les coudes

Quatre groupes scouts de Basse Normandie n’avaient pas assez de jeunes pionniers et caravelles pour partir en camp cet été. La solution trouvée par Sylvain Scelles, Responsable du Pôle Pédagogique sur ce territoire, fut de jumeler les caravanes de Coutances, Alençon, La Ferté-Macé et Mortagne aux Perches. C'est ainsi que 17 jeunes de 14 à 17 ans furent prêt à en découdre avec la Jussie coriacement implantée sur les bords de Loire. Le lieu de campement situé à Candes Saint-Martin (37) était dans un champ prêté par un ami du maire de la commune. Le chantier quant à lui, se situait juste en face de la Maison du Parc à Montsoreau (49), la commune voisine. En une vingtaine de minutes à pieds et après avoir changé non seulement de département, mais aussi de région, les jeunes se rendaient au chantier. Il consistait en l’arrachage de la Jussie présente ici. C’est une plante invasive qui est arrivée d’Amérique du Sud à la fin du 19ème siècle. Depuis, elle colonise des très nombreux milieux aquatiques en France, jusqu’à parfois complètement les étouffer.

La solidarité des habitants sur le chantier

La solidarité des habitants sur le chantier

Les pieds dans la Loire, Anaïs nous dit « L’eau est froide quand on rentre dedans, mais ensuite ça va, on s’y fait ». « Les rivières de France sont de plus en plus touchées, la Jussie y prolifère vite » nous explique Olivier Riquet, salarié au parc. Durant ces 5 matinées de chantier, se sont quasiment 20m3 de Jussie qui ont été arraché. Il a fallu faire de nombreux aller-retour à la brouette, avec des bassines ou en portant la bâche jusqu’à la benne pour s’en défaire. Très généreusement, Colin, le propriétaire de deux bateaux de balades sur la Loire nous a prêté une barque qui nous a été très utile pour y mettre la Jussie arrachée. « J’apprécie beaucoup le travail que vous faites, cela rend service à tous les habitants. Vous prêter une barque est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier» nous confie-t-il.

On travaille dans la bonne humeur

On travaille dans la bonne humeur

Les jeunes s’encouragent : « le chantier est fatiguant, mais il est nécessaire » et « nous facilitons ainsi la vie des navigateurs ». Beaucoup d’entre eux sont heureux de rendre service et de se sentir utile. Ils prennent ça avec le sourire « C’est un peu comme les vacances, on a les pieds dans l’eau ». Mathis rigole, « La Jussie, j’y suis, j’y reste ». Jessie, l’un des animateurs de ce camp nous confie « C’est marrant, on se sent utile, mais c’est comme remplir un tonneau des Danaïdes » tellement la Jussie est présente sur les bords de Loire. Le propriétaire de la barque, tellement satisfait du travail effectué, nous a généreusement offert un tour à la découverte de la Loire et la Vienne sur La Belle Adèle, l’un de ses bateaux.

Un chantier réussi, une expérience à renouveler !

Le Parc en général, et Olivier en particulier, ont été très satisfait de cette opération, et souhaitent renouveler l’expérience l’an prochain. Après être venu nous aider le dernier jour du chantier, il nous a offert un pot de l’amitié pour remercier le groupe de son investissement sur ce chantier.

La vie scoute

La vie scoute

Pour compléter ces matinées de travail, de nombreux grands jeux ont été réalisés sur le camp durant les après-midi libres. Le groupe a également participé à une sortie en canoë sur la Vienne, durant laquelle chacun a pu profiter du paysage et du soleil, et s’est rafraîchit en chavirant plusieurs fois. Le lieu de camp étant à seulement quelques mètres de la Vienne, la baignade fut quotidienne, accompagnée de quelques sauts à la corde.

Le scoutisme dans la peau...

Parmi ces jeunes pionniers et caravelles, nombreux d’entre eux découvraient le scoutisme, c’était pour eux leur premier camp. Moment fort de l’année scoute, il a ici permis d’initier un grand nombre de personnes au scoutisme, et en a fidélisé plus d’un. Tous heureux après avoir vécu ces deux semaines en camp jumelé, ils repartent grandis et contents d’avoir agi pour le bien commun, au contact de la nature.

En vidéo...

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le chantier est fatiguant, mais il est nécessaire, et nous facilitons ainsi la vie des navigateurs »
Mathis, pionnier
Parmi ces jeunes pionniers et caravelles, nombreux d’entre eux découvraient le scoutisme, c’était pour eux leur premier camp. Moment fort de l’année scoute, il a ici permis d’initier un grand nombre de personnes au scoutisme, et en a fidélisé plus d’un.
Martin, Volontaire Nature en Service Civique pour les SGDF
J’apprécie beaucoup le travail que vous faites, cela rend service à tous les habitants. Vous prêter une barque est la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier»
Colin, propriétaire de deux bateaux de balade sur la Loire